Mieux connus, mieux reconnus, plus efficaces.

Les familles de l’économie sociale ont compris que le mouvement de la mondialisation s’accompagnait d’une volonté évidente d’uniformisation du modèle de l’entreprise sur celui de l’entreprise capitalistique.

Ce mouvement en marche dans l’Union européenne vise à banaliser les coopératives, les mutuelles ou associations gestionnaires sous des règles faites pour les entreprises libérales et confiner le champ de l’économie sociale à celui du non rentable, de l’expérimentation, du caritatif, en complément ou en remplacement des services publics.

Afin de pallier ce danger, les divers mouvements se réclamant de l’économie sociale ont décidé de réagir et de se faire mieux entendre. Cette démarche vise à ce que soit reconnue de façon pleine et entière la forme originale d’entreprendre sous forme de groupements de personnes différente de l’économie capitalistique et de l’économie dirigée, avec les moyens tant juridiques que techniques de se développer à tous les niveaux nationaux et européens.

Ainsi l’ensemble des mouvements français de l’économie sociale a décidé de créer, dans le prolongement du Comité National de Liaison des Activités Mutualistes Coopératives et Associatives (CNLAMCA créé en 1970), Conseil des Entreprises, Employeurs, et Groupements de l'Economie Sociale (CEGES).

Cette évolution des statuts qui traduit ses objectifs devra permettre à d’autres structures de l’économie sociale et solidaire, si elles le souhaitent de venir rejoindre ses rangs. Regrouper pour mieux diffuser les valeurs, pour mieux innover.

L’économie sociale représente aujourd’hui en France plus de 760 000 entreprises et regroupe quelque 2 millions de salariés. C’est un des gisements les plus fertiles en création d’emplois et plus particulièrement dans les nouveaux métiers des services à la personne et de l’insertion sociale. L’entreprenariat collectif est une véritable alternative solidaire, efficace et innovante.

Enracinée dans les territoires, très présente en Europe et dans le reste du monde sous des formes variées, l’économie sociale entend participer aux débats de société, en particulier apporter des réponses originales, efficaces, durables et solidaires aux problèmes liés à la mondialisation.

Fort de sa représentativité et de sa légitimité, l’économie sociale compte peser sur les questions de société. Le CEGES a déjà demandé et obtenu de la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sa participation aux chantiers sur la démocratie sociale. Il entend porter au niveau des pouvoirs publics, des autres partenaires de la société civile et des citoyens ses propositions sur de très nombreuses questions de société.

Pour ce faire, Le CEGES mettra en place des groupes de travail pour approfondir les thèmes partagés par les entreprises d’économie sociale : vision sociétale, développement local, national et européen, relations Nord-Sud, problèmes de fiscalité, de moyens financiers durables, de fonction d’employeurs, de formation…

L’information et la formation sont un axe majeur de la politique de développement. Mieux identifiée et appréhendée, l’économie sociale pourra plus facilement faire partager par le plus grand nombre de nos concitoyens ses pratiques, ses potentialités et ses valeurs.

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Présidé par Jean-Claude Detilleux, le CEGES est composé de 4 collèges et regroupe les organisations nationales fédérées des grandes familles de l’économie sociale française : le Groupement National de la Coopération (GNC), la Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA), la Mutualité d’assurance (GEMA) et la Mutualité Santé (FNMF), ainsi que le Comité de Coordination des Œuvres Mutualistes et Coopératives de l’Education Nationale (CCOMCEN), l'Association des Fondations de l'Economie Sociale (ASFONDES), la représentation nationale des Chambres Régionales de l’Economie Sociale (CNCRES) et la représentation des syndicats d'employeurs de l'économie sociale.

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